mardi 3 février 2015

Présentation et histoire



Julien, quinze ans, oublie sa vie difficile en séchant les cours pour jouer aux jeux vidéo. Un jour, une de ses camarades de classe devient une victime indirecte de sa négligence ; elle est agressée par des élèves et sombre dans un coma profond. Julien s'en trouve très affecté. Il n'a plus goût à rien... Plus tard, le soir de Noël, lui et sa petite sœur Léa, dix ans, n’ont d’autre choix que d'accompagner leur mère faire un ménage dans une société d’électronique. Soudain, des cambrioleurs surviennent. Julien et Léa se cachent dans une malle qui est aussitôt emportée vers l’inconnu...

Ils découvriront une île aux habitants extraordinaires, dont le Caladrius, oiseau magique issu d'un jeu vidéo, capable de guérir la maladie et la souffrance. Capable de sauver la camarade, et donc aussi l'âme tourmentée de Julien. Mais l'animal mythique est convoité par une créature malfaisante, un être monstrueux bien trop puissant pour Julien et Léa. Leur seule chance de récupérer le Caladrius ? S'allier avec d'autres habitants de l'île, détraqués et parfois violents : des personnages de jeu vidéo vivants ! Un colosse de jeu d'action, un espion expert en infiltration, une combattante kung-fu, un journaliste détective, un enfant sauvage et insolent, et d'autres encore...
Mais tous ces personnages, Julien l'apprendra bientôt, cachent un terrible secret.


EXTRAIT :

"Quelque chose entra dans sa vision périphérique, s’approchant de Léa.
Un oiseau blanc, oui, un grand oiseau d'un blanc phosphorescent avançait lentement vers elle, dans la lumière pâle qui, traversée de traits pluvieux, palpitait dans la nuit. Il semblait las et amaigri. Mais c’était bien lui. Ce long bec droit et fin qui se levait et s'abaissait, comme humant l'air alentour. Cette tête menue, d'un arrondi parfait, portée par un cou grand et souple qui oscillait gracieusement. Cette aile aux deux pointes recourbées en arabesques qui frémissait sur son flanc. Ces deux lianes de plumes tressées qui, derrière lui, agitaient dans le vent leurs bouts ovales naturellement percés, et qu'il emmenait à sa suite telle une mariée peinant sous le poids de sa traîne. Oui, malgré sa maigreur, malgré sa fatigue, c’était bien lui, le grand oiseau blanc du jeu vidéo. Le Caladrius.

Comme s’il avait senti qu’on l’épiait, il tourna la tête et posa son regard doré sur Julien, qui en eut le souffle coupé.
C’était comme regarder un ange.
Julien se sentit submergé par une onde bienfaisante, une vague de bonheur et de sérénité.
Ils s’observèrent ainsi un instant dans la lumière intermittente de la sphère, comme s’ils échangeaient des émotions au lieu d’échanger des mots. Julien sut que l’oiseau était las et avait faim, et il sut que l’oiseau sentait cela aussi en lui. Son cœur se réchauffa. Il ne sentit soudain plus le froid, ni le vent ni la pluie. Il eut la sensation profonde qu’il ne connaîtrait plus jamais la solitude ni la peur."




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire